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Mondeville, c'est fou !

12 février 2017 Ecrit par 

Le stock de superlatifs dédiés à l’USO Mondeville ayant été épuisé, pardonnez-nous par avance si le qualificatif d’« exceptionnel » a un petit goût de réchauffé. C’est pourtant, encore une fois, celui qui nous vient à l’esprit pour évoquer la victoire obtenue samedi soir contre Basket Landes (82-79). Mondeville a un pied et quatre orteils en playoffs, et un cœur grand comme ça.

 

Mondeville n’a donc pas fini d’épater la galerie. Samedi dernier, les Mondevillaises ont décroché leur dixième victoire de la saison, la quatrième contre une équipe du top 5. La redondance des faits n’a en rien atténué l’émotion d’une performance exceptionnelle. Menée de seize points à huit minutes de la fin, l’USOM a renversé l’ancien leader de Ligue féminine en même temps que la montagne que constituait ce retard. « On vit des samedis soirs vraiment incroyables », constate Romain L’Hermitte. Deux semaines après Bourges, c’est Basket Landes qui est venu se casser les dents dans une Halle Bérégovoy en furie. On savait l’exploit à portée de ces Normandes capables de tout, mais on ne pensait pas qu’elles se remettraient des deux trous d’air traversés dans ce match. « Au bout de cinq minutes de jeu, je me suis dit qu’on allait prendre une volée. Deux fois dans ce match, j’ai cru honnêtement qu’on allait prendre trente points. » L’aveu est de Romain L’Hermitte lui-même, lui qui est pourtant le mieux placé pour connaître les ressources de ses troupes.

 

Comment ne pas comprendre l’entraîneur mondevillais au regard du 21-7 infligé en préambule, puis du 10-0 observé dans le troisième quart, joyeusement prolongé par la suite à coups de trois-points ? Mondeville a parfois été au plus mal dans cette affiche pleine de promesses. « On s’est laissé marcher dessus en début de match, résume Katia Mosengo-Masa. Il n’y avait pas de rigueur, pas assez d’intensité… Il a fallu que Romain s’énerve un peu pour qu’on se remette dedans. » Il a aussi fallu l’entrée de la demoiselle, laquelle a rapidement fait comprendre aux intérieures landaises qu’elles n’allaient plus rigoler très longtemps. Un nouveau match a dès lors commencé. « Katia nous a remis dedans en faisant des choses très simples. Plus les matchs avancent, et plus elle devient consistante. » Remis sur de bons rails, Mondeville a répondu coup pour coup et équilibré totalement les échanges. « Basket Landes est une des équipes les plus dures du championnat, précise Katia Mosengo-Masa. On savait à quoi s’attendre. On a essayé de jouer plus dur qu’elles. Ça a porté ses fruits. » Sauf que les Mondevillaises relancées ont trouvé le moyen de sortir des débats une deuxième fois. Basket Landes s’est engouffré dans la faille à base d’une adresse des grands jours. La défaite semblait inéluctable. C’était avant que KB Sharp ne sonne la révolte.

 

Un banc au diapason de cadres irréprochables

 

La capitaine mondevillaise a attendu l’attaque des huit dernières minutes, quand son équipe était menée de seize points, pour appeler au nouveau départ. « Elle est montée en température, plus rien ne pouvait l’arrêtait. » D’un tir primé, la Franco-Américaine a ravivé l’espoir. L’état d’esprit n’était plus le même, les attitudes n’avaient plus rien à voir. Mondeville y croyait de nouveau, c’était manifeste. Le doute a changé de camp, la fébrilité aussi. Dans une fin de match spectaculaire, en conclusion d’une rencontre dont se souviendra longtemps le public venu en nombre, Mondeville a réalisé l’impensable. Certes, les bases très offensives de la rencontre laissaient espérait que tout était possible. Mais à ce point… « C’est une équipe qui ne lâche rien, et le danger vient de partout, souligne Romain L’Hermitte. Quand notre collectif tourne à plein régime, on est capable de marquer beaucoup de points. » Ajoutez-y la confiance accumulée et ce petit supplément d’âme qui pèse si lourd dans la balance, et vous aurez la saison « exceptionnelle » qu’est en train de réaliser Mondeville.

 

Avec cette dixième victoire, les playoffs ne semblent plus pouvoir échapper aux Mondevillaises, malgré l’improbable retour du Hainaut Basket. Saint-Amand restant à trois points, les cinq prochaines journées serviront surtout à aborder les phases finales dans les meilleures dispositions possibles. Mondeville a un objectif en tête : préserver sa sixième place. « Les cinq équipes au-dessus de nous ne jouent pas dans la même cour », rappelle Romain L’Hermitte, à la tête d’une équipe dont les performances pourraient presque le faire oublier. Contre Basket Landes, Mondeville a constaté une fois de plus qu’il pouvait s’appuyer sur ses cadres dans cette optique exaltante. Marième Badiane, qui a « tout explosé », a terminé avec 25 points à son actif. Elle marche sur l’eau. KB Sharp, toujours aussi jeune, s’est offert 18 points et cinq rebonds. Kim Gaucher et Michelle Plouffe terminent à 30 points à elles deux. À côté du cinq majeur (Lisa Berkani a été plus discrète, avant de sortir suite à une béquille), les remplaçantes montent en puissance. Katia Mosengo-Masa a été décisive, mais Loreen Kerboeuf n’a pas été en reste. Elle a géré la fin de match avec brio, alors même qu’elle avait un autre match, de N2 cette fois, dans les jambes. Lysa Millavet, qui a contrôlé Queralt Casas, a elle aussi pesé sur l’issue de la rencontre. Bref, Mondeville a du ressort et cinq matchs programmés en saison régulière pour le prouver encore. Et pourquoi pas, ensuite, donner tort à Céline Dumerc. « Je préfèrerais retrouver Mondeville en playoffs que Bourges, par exemple », confiait la meneuse de l’équipe de France après la rencontre. Logique, mais en attendant, Mondeville a fait par deux fois ce que les Tango n’ont pas encore réussi à faire cette saison : battre BL.

 

 

Céline Dumerc : « On n’a pas fait le taf pendant 40 minutes »

 

« Est-ce qu’on a trop bien commencé ? Non, parce qu’on revient bien dans le troisième quart-temps. On est bien. C’est juste dans le quatrième quart-temps qu’on baisse de régime défensivement. C’est défensivement qu’il faut qu’on rectifie le tir. Il faut être bien plus carré, même si Mondeville a de belles joueuses qui posent des problèmes par leur agressivité, leur justesse de jeu et leur efficacité. »

 

« Dans le dernier quart, on commet des fautes parce qu’on est un peu en retard, elles sont agressives, elles vont les chercher. On n’a pas du tout été capables de faire ça. On n’a pas fait le taf pendant 40 minutes. Pour ma part, elles m’ont empêché d’avoir les ballons, et j’étais plus passive également dans mon agressivité. Je le regrette. J’aurais dû prendre plus de responsabilités pour aider mon équipe. »

 

« Etonnée par Mondeville ? C’est un bien grand mot. C’est une belle équipe, bien formée, avec de belles joueuses. Tu te dis qu’à un moment, ça va craquer, parce qu’elles ne sont pas nombreuses. On tire sur ces filles-là, mais avec un match par semaine, elles arrivent à tout donner. Ce n’est pas surprenant de retrouver Mondeville là. »

 

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