Basket. Kim Gaucher, le retour qui fait du bien

13 septembre 2017 Ecrit par 

L’USO Mondeville disputera ce soir un nouveau match de préparation contre Nantes, à Clisson. Si les Mondevillaises devront probablement jouer sans leur meneuse Lisa Berkani, touchée au pied, elles pourront en revanche compter sur les précieux services de leur capitaine Kim Gaucher.

 

Elle est de retour. Avec ses grands yeux bleus, son sourire communicatif et l’espèce de sérénité qu’elle traine dans son sillage. Kim Gaucher est arrivée jeudi dernier à Mondeville, et déjà l’atmosphère n’est plus tout à fait la même. Les Mondevillaises ont retrouvé leur capitaine, à la fois leader de jeu et de vestiaire. Cela met un peu de baume au cœur.

 

Premier été sans équipe nationale

 

Kim Gaucher est revenue égale à elle-même, impatiente d’en découdre après un long été de repos. Absente de la sélection nationale pour la première fois depuis seize ans, elle a découvert la joie des grandes vacances en famille. « J’étais à Toronto pour la naissance de mon petit neveu, le fils de ma sœur, et j’ai pu voir pour la première fois un autre neveu qui était né quelques semaines plus tôt. Ben (son mari, ndlr) et moi avons passé beaucoup de temps avec notre famille. » De là à oublier le basket durant quelques temps ? Oui, mais pour deux semaines seulement. « Quand la saison s’est terminée, j’ai pensé que j’allais laisser le basket de côté pendant longtemps, sourit Kim Gaucher. En fait, au bout de deux semaines, le basket me manquait et je commençais à ne plus être très gentille (sourire). En plus, tout mon entourage travaillait pendant la journée. Quand je ne travaille pas, j’ai trop d’énergie et je n’arrive pas à dormir. Ben m’a dit qu’il était temps que j’y retourne ! » Kim Gaucher s’y est donc remise, en pouvant compter sur son coach de mari pour assurer les séances individuelles… et surtout les rebonds.

 

Il faut dire qu’un été sans basket n’est pas vraiment un été pour l’ancienne capitaine canadienne, encore incertaine sur la suite à donner à sa carrière internationale. « J’adore m’entraîner, j’adore être dans la salle, j’adore travailler dur, rappelle-t-elle. Bien sûr, l’équipe canadienne m’a manquée. Et en même temps j’ai passé un superbe été. » La question se posera de nouveau un peu plus tard. Pour l’heure, Kim Gaucher attaque sa troisième rentrée avec l’USOM. De retour « à la maison », l’ailière de 33 ans a deux semaines et demie pour parfaire sa préparation. « Je suis reconnaissante au club de m’avoir permis d’arriver plus tard que les autres. Comme je suis plus âgée que mes coéquipières, je n’ai pas non plus les mêmes besoins. Six semaines de préparation (ce qu’ont eu celles qui sont arrivées dès le départ, ndlr), ce n’est peut-être pas la meilleure chose pour être en forme toute l’année à mon âge. »

 

« J’ai confiance en ce groupe »

 

Arrivée avec une petite entorse de la cheville la semaine passée, Kim Gaucher avait été préservée contre La Roche sur Yon samedi dernier. Elle sera en revanche de la partie ce soir contre Nantes. Pas au complet, puisque Lisa Berkani est dans l’attente des résultats de son IRM et Stéphanie Talbot encore en WNBA, l’USOM tentera toutefois de rivaliser face à un probable adversaire direct de Ligue féminine. Pour l’heure, Mondeville a perdu tous ses matchs de préparation. « J’ai confiance en ce groupe après avoir vu les premiers entraînements, assure la néo-capitaine. Cela va être dur, mais on peut faire des choses intéressantes cette saison. Ce qui est bien avec une équipe jeune, c’est qu’on va voir les progressions individuelles et collectives pendant toute l’année. C’est plus compliqué quand on parle d’une équipe expérimentée. Je trouve déjà que Katia (Mosengo-Masa) est très forte. Elle et Ana (Tadic) vont pouvoir passer un cap en ayant plus de temps de jeu. »

 

 

Seule trentenaire du groupe, quand la plupart de ses coéquipières ont dix à quasiment quinze ans de moins qu’elle, Kim Gaucher garde fraîcheur et enthousiasme sur cette nouvelle ligne de départ. « C’est cool d’avoir la chance de jouer avec des filles qui ont tant de potentiel », dit-elle humblement. Un sentiment qui s’accorde également à la signature de Stéphanie Talbot en remplacement de Tamara Tatham, son ex-partenaire de sélection. « Quand j’étais à Connecticut cet été, son équipe de Phoenix est venue jouer là-bas. Je suis donc allée la voir pour lui dire bonjour. C’est une très bonne joueuse et une fille très sympa. » Dans quelques semaines, Mondeville sera enfin au complet, et c’est un nouveau chapitre qui s’ouvrira alors. Ce sera loin d’être le dernier pour Kim Gaucher, qui a signé un contrat de trois ans au printemps dernier.

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