Les vacances, c'est bien, mais le basket, c'est mieux. Depuis 2007, l'association Bball State permet aux basketteurs de prolonger leur passion en organisant chaque année l'événement Basket en liberté. Vingt à trente joueurs, des professionnels évoluant en Pro A aux (rares) débutants, s'affrontent quotidiennement au gymnase Humbert. Si la convivialité est au rendez-vous, l'occasion est aussi donnée de garder le rythme pendant l'intersaison.
Les longues intersaisons ont trouvé un remède à Hérouville. Depuis 2007, la commune héberge chaque jour pendant un mois des matchs de basket au gymnase Humbert. « On a commencé timidement, raconte Anta Mukoko, membre de l'association Bball State. Les premières années, il y avait huit-dix joueurs au gymnase Allende. Depuis le déménagement ici en 2009, la fréquentation a largement augmenté. » Cet été, Basket en liberté accueille vingt à trente joueurs chaque jour. Beaucoup sont licenciés dans un club, du niveau national (CBC, PTT, Lisieux) au niveau départemental. Nul besoin d'inscription préalable : le gymnase est ouvert à tous gratuitement. On passe quand on veut du lundi au vendredi entre 11 heures et 14 heures. Les équipes
sont constituées sur place en fonction des départs et des arrivées. « On a un peu de tout, des cadets, des joueurs plus âgés, des filles, des garçons... Il y a même des débutants, mais beaucoup jouent au basket depuis longtemps. » Gédéon Pitard (Le Havre) et Ousmane Camara (Gravelines), qui évoluent tous deux en Pro A, sont des habitués des lieux. « Gédéon vient tout le temps, indique Anta Mukoko. Valérie Labbé et Ingrid Tanqueray sont passées également. » Absentes des bataillons lors des premières éditions, les filles ont désormais quelques représentantes régulières.
Pour être de la partie, il ne faut pas avoir peur de se frotter à un jeu plutôt rugueux. Les rencontres, deux en simultané, se déroulent sur demi-terrain à quatre contre quatre. « Ce n'est pas du street du fait qu'on est dans un gymnase, mais on joue plus dur qu'en club », témoigne Nadir Naïdji. Pour le capitaine du Caen Basket Calvados (N2), l'initiative menée par Bball State est une petite bénédiction. « Ça permet de toucher le ballon pendant l'intersaison, de ne pas perdre les repères. Il y a des jours où le niveau est relevé. » Si le plaisir reste le maître-mot et que la convivialité fait figure de priorité, la notion de travail n'est pas totalement occultée. « On allie le loisir et le travail, apprécie Gwenaëlle Hébert, intérieure à l'Avant-Garde Caennaise (Pré-Nationale). On est exigeant tout en s'amusant. » A en croire Anta Mukoko, les
rencontres organisées quotidiennement peuvent avoir de réelles répercussions auprès des joueurs. « La plupart d'entre eux évoluent au niveau régional. Ils ont besoin de progresser et ils peuvent vraiment y arriver s'ils viennent trois-quatre fois par semaine. C'est du un contre un. On travaille le dribble, l'adresse... » Les plus motivés peuvent arriver dès l'ouverture de la salle à 10 heures pour se consacrer au tir.
Créé il y a cinq ans par l'association Bball State, surtout connue pour organiser le Quartier Ouest, Basket en liberté est né d'un constat. « On s'est rendu compte que les gens n'allaient pas autant en vacances qu'avant. Ils restaient beaucoup à Caen. Souvent, les joueurs allaient chacun à un endroit différent. On a pensé que c'était mieux de les rassembler en un même lieu. Et puis il y a plus de confort à jouer en salle que dehors, surtout avec le temps qu'il fait cet été. » La manifestation a trouvé son public et rassemble bon nombre de fidèles. Elle finira ses activités, pour l'année 2012, mi-août.








